Des pays européens accusent la Russie d'avoir tué Alexeï Navalny avec une toxine de grenouille
Cinq gouvernements européens ont affirmé samedi que l'opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné par l'État russe à l'aide d'une toxine rare provenant de grenouilles dendrobates. Selon une enquête menée par plusieurs agences de renseignement, il n'existe aucune explication innocente à la présence de ce poison dans son organisme.
Identification d'une toxine rare
Selon les informations de France 24 et de la BBC, une toxine rare issue de grenouilles dendrobates d'Amérique du Sud a été identifiée dans le corps d'Alexeï Navalny. Le Guardian précise que l'enquête de plusieurs agences de renseignement a détecté cette toxine mortelle, provenant spécifiquement de grenouilles de l'Équateur, dans la peau de l'opposant. Le Foreign Office britannique, cité par la BBC, a souligné qu'il n'y a « aucune explication innocente » à la présence de cette substance dans les échantillons prélevés sur le corps du défunt. Politico confirme que ce constat est partagé par cinq gouvernements européens.
Une déclaration conjointe de cinq nations
D'après le Guardian et Politico, cette accusation émane d'une déclaration conjointe publiée samedi par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Suède et les Pays-Bas. Cette annonce a été faite lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. L'enquête conclut que Navalny a été tué par cette toxine administrée par l'État russe. Le Guardian note toutefois que les agences de renseignement des États-Unis ne faisaient pas partie de ce groupe d'enquête spécifique.
Contexte du décès
France 24 rappelle qu'Alexeï Navalny, critique majeur du président Vladimir Poutine, est décédé en février 2024 au sein d'une colonie pénitentiaire située dans l'Arctique. La déclaration de ces cinq pays intervient deux ans après les faits, selon les précisions fournies par le Guardian dans son suivi de l'actualité en février 2026.
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