Une enquête internationale conclut à l'empoisonnement d'Alexeï Navalny par une toxine rare
Selon les conclusions d'une enquête menée par cinq pays, dont la France et le Royaume-Uni, l'opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné par les autorités russes lors de sa détention. Les analyses scientifiques révèlent l'utilisation de l'épibatidine, une toxine mortelle issue de grenouilles d'Amérique du Sud.
Les conclusions d'une enquête multi-étatique
Le samedi 14 février 2026, une enquête menée conjointement par la France, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas et l'Allemagne a été rendue publique, selon Le Monde et Ouest-France. Ces recherches concluent que l'opposant politique russe Alexeï Navalny a été « empoisonné » en prison par le régime russe. Le ministère des Affaires étrangères britannique a précisé dans un communiqué que l'État russe a utilisé une « toxine létale » par crainte de l'opposition menée par Navalny, rapporte Le Monde. Sa veuve, Ioulia Navalnaïa, a réagi en déclarant que l'assassinat de son mari est désormais « prouvé par la science », d'après les informations d'Ouest-France.
Identification d'une toxine rare : l'épibatidine
Les analyses toxicologiques ont permis d'identifier la substance utilisée pour l'empoisonnement. Selon France 24, il s'agit de l'épibatidine, un poison présent dans les grenouilles venimeuses d'Amérique du Sud. Le Figaro précise que cette « toxine mortelle » se trouve plus spécifiquement dans les « grenouilles-dards d’Équateur ». Ioulia Navalnaïa avait déjà évoqué la thèse d'un empoisonnement dès le mois de septembre, une affirmation qui est aujourd'hui validée par les preuves scientifiques fournies par l'enquête des cinq pays, indique Le Figaro.
Rappel des faits en milieu carcéral
Alexeï Navalny, qualifié d'« adversaire numéro 1 de Vladimir Poutine » par Franceinfo, est mort en février 2024. Il avait été retrouvé sans vie dans une colonie pénitentiaire située dans l'Arctique. Si les circonstances de sa disparition étaient restées sujettes à caution, les nouvelles données révélées par l'enquête internationale désignent désormais directement les autorités russes comme responsables de l'administration d'une toxine rare lors de son incarcération, conclut France 24.
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