Mort d'Alexeï Navalny : cinq pays européens dénoncent un empoisonnement à la toxine de grenouille
Un groupe de cinq pays européens a officiellement accusé la Russie d'avoir tué l'opposant Alexeï Navalny à l'aide d'une toxine rare provenant de grenouilles d'Amérique du Sud. Selon un communiqué conjoint publié samedi, les services de renseignement affirment qu'il n'existe aucune explication innocente à la présence de cette substance dans le corps du défunt.
Une toxine rare issue de grenouilles d'Équateur
Selon les informations rapportées par *The Guardian* et *France 24*, l'enquête menée par plusieurs agences de renseignement a révélé la présence d'une toxine mortelle trouvée sur la peau de grenouilles de type « dart frogs » (grenouilles à flèches empoisonnées) originaires d'Équateur ou d'Amérique du Sud. *The Guardian* précise que cette substance est hautement susceptible d'avoir causé la mort de l'opposant russe. De son côté, le Royaume-Uni a déclaré qu'il n'y avait « aucune explication innocente » à la détection de ce poison dans l'organisme d'Alexeï Navalny, comme l'indique *politico.eu*.
Une accusation portée par cinq nations européennes
Cette mise en cause directe de l'État russe provient d'une déclaration commune émise par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Suède et les Pays-Bas. Selon *The Guardian*, cette annonce a été faite en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité. Le même journal souligne que les États-Unis ne faisaient pas partie des agences de renseignement impliquées dans cette déclaration spécifique. *France 24* rappelle qu'Alexeï Navalny était l'un des principaux critiques du président Vladimir Poutine.
Contexte de la disparition de l'opposant
Alexeï Navalny est décédé en février 2024 alors qu'il était détenu dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique, rapporte *France 24*. L'enquête de renseignement mentionnée par *The Guardian* conclut que l'empoisonnement a été administré par l'État russe deux ans avant la publication de ces conclusions (datées de février 2026 dans les sources). *Politico.eu* confirme que ces cinq pays européens soutiennent désormais que la Russie a utilisé cette toxine animale pour éliminer l'opposant.
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